Santé

Poivre et santé

Le poivre est consommé depuis trois mille ans, en quantités qui se comptent en pincées. Cette échelle est importante : la plupart des études sur la pipérine utilisent des doses concentrées sans commune mesure avec ce qu'apporte un tour de moulin. Ces pages distinguent ce qui est établi (la pipérine stimule les sécrétions digestives et augmente l'absorption de certaines molécules), ce qui est plausible, et ce qui relève du marketing. Elles ne remplacent pas un avis médical.

Bienfaits et molécules

Précautions

Ce qu'il faut retenir

  • Le poivre noir apporte de la pipérine (environ 3 à 7 % du grain selon l'origine), responsable du piquant, qui stimule la salivation et les sécrétions gastriques.
  • La pipérine augmente nettement la biodisponibilité de la curcumine du curcuma, d'où l'association classique. Elle interagit aussi avec l'absorption de certains médicaments : en cas de traitement, on parle à son médecin avant de prendre des compléments concentrés.
  • Aux doses culinaires, le poivre est sûr pour la quasi-totalité des adultes, y compris pendant la grossesse. Il peut gêner en cas de reflux, d'ulcère ou d'intestin irritable.
  • Aucune étude ne montre que le poivre « fait maigrir » ou « brûle les graisses » à l'échelle d'une pincée.